De suite le rouge des matinaux et le sang sang des femmes vivantes sang des hommes morts. Rougeur des ensoleillements qui dévalent le monde et
les terres entrouvertes. Des traces d’ascension qui vertigent les gratte-ciel insensiblement remuent le ventre des closeries enfantines. Pas d’idées , trop de rêves de traces dans les doigts
fourmillants trop de langueurs et cette accélération brutale du ressentiment qui turbine le ventre Au
loin l’aboiement des chiens chiens troupeaux cyniques qui rodent autour de tonneaux éventrés aboiements des troupeaux. Les chiens meute hurleuse... je suis
debout je hais les chiens je suis un chien hurlant à la rougeur du soleil... Si peu d’ilôts de joie, si
peu partout ailleurs le ravage des sept cris les regards cyniques et
des ruines aurifères incongrues dans les pinèdes éventrées Tirer plus vite que son ombre comme penser écrire comme tout si pas d’idées pas de
rêves trop de soleils écrire plus vite que son ombre passe encore mais penser plus vite que son ombre ad
patres plus d’incipit foutu le moine devant sa peau d’agneau virginal plus rien à y tracer que sa pensée inexistante qui n’est
même plus que même pas le blanc le vide l’obscur vide qui
bée la pensée blanche amour sans. Reviennent alors les philosophes les grands
cyniques qui sortent de leur tonneau et cherchent un homme à la lueur de lanternes éteintes et surannées. Tu ris, chien aux crocs menaçants ensanglanté de soleil et de tout ce
mal que tu imposas aux innocences perdues
Écrit
dans la désespérance du 4 avril