en hâte


De suite le rouge des matinaux et le sang sang des femmes vivantes sang des hommes morts. Rougeur des ensoleillements qui dévalent le monde et les terres entrouvertes. Des traces d’ascension qui vertigent les gratte-ciel insensiblement remuent le ventre des closeries enfantines. Pas d’idées , trop de rêves de traces dans les doigts fourmillants         trop de langueurs      et cette accélération brutale du ressentiment qui turbine le ventre     Au loin l’aboiement des chiens chiens troupeaux cyniques qui rodent autour de tonneaux éventrés aboiements des troupeaux. Les chiens meute hurleuse...     je suis debout      je hais les chiens     je suis un chien hurlant à la rougeur du soleil...    Si peu d’ilôts de joie, si peu                    partout ailleurs le ravage des sept cris    les regards cyniques et des ruines aurifères incongrues dans les pinèdes éventrées     Tirer plus vite que son ombre comme penser écrire comme tout si pas d’idées      pas de rêves      trop de soleils      écrire plus vite que son ombre passe encore mais penser plus vite que son ombre     ad patres   plus d’incipit      foutu le moine devant sa peau d’agneau virginal     plus rien à y tracer que sa pensée inexistante qui n’est même plus que même pas le blanc         le vide      l’obscur      vide     qui bée      la pensée blanche    amour  sans.        Reviennent alors les philosophes     les grands cyniques qui sortent de leur tonneau et cherchent un homme à la lueur de lanternes éteintes et surannées. Tu ris, chien aux crocs menaçants     ensanglanté de soleil et de tout ce mal que tu imposas aux innocences perdues

Écrit
dans la désespérance du 4 avril

USTÉRÔN

  • Ustérôn, un blogue
  • : des écrits de jadis et de naguère
  • : 21/03/2008

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