Samedi 19 avril 2008
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Ho ! Toi, l'Aveugle,
quels hivernages pulvérisés dans l'autan
de tes nuits interminables ?
Quelle est la lourde et charnelle mélopée
qui chancelle au val de ton torse ?
Possesseur de la lueur admirable
qui effleure en frissons l'écorce de ta face
tu es le mage de l'espoir
et nous n'avons plus mémoire
de nos mains fanées et sans âge
qui prolongeait nos nuits comme grimoires.
Par ustèrôn
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Publié dans : billets africains
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